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Les employeurs et l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale (Anne Eydoux, Olivier Buttner, Marie-Thérèse Letablier, CEE)

Il s’agit d’interroger, à partir d’une exploitation des données individuelles du volet employeur de l’enquête « Familles et employeurs », les attitudes des employeurs et les raisons qui les conduisent à tenir compte (ou encore à éviter de le faire) de la vie personnelle et familiale de leurs salariés. On peut envisager plusieurs logiques, allant de l’évitement (par exemple, le refus de s’immiscer dans la vie personnelle ou familiale des salariés), à une logique d’attraction ou de fidélisation (proposer des services favorables à une meilleure conciliation afin d’attirer ou de fidéliser une main d’œuvre rare), ou encore une logique de compensation (offrir des services destinés à compenser des inconvénients tenant à l’organisation de la production ou à l’organisation du travail dans l’entreprise, comme les horaires atypiques et / ou les emplois atypiques). L’objectif est de proposer une typologie des politiques d’entreprise, en tenant compte des caractéristiques des établissements et des salariés concernés.

Précarité et conciliation vie professionnelle vie familiale (Anne Eydoux, Olivier Buttner, Marie-Thérèse Letablier, CEE)

Il s’agit d’interroger les difficultés à combiner vie professionnelle et vie personnelle et familiale auxquelles sont confrontées les personnes en situation de précarité ou en marge de l’emploi (chômeurs, personnes en congé parental). Pour ces dernières, l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale est en effet au cœur d’arbitrages complexes et sexués, à même de peser sur les décisions d’emploi, des femmes en particulier – indisponibilité liée à des contraintes familiales, renoncement à l’emploi faute d’accéder à un mode de garde des enfants, difficultés à concilier un emploi précaire avec la garde des enfants, etc. On partira des perceptions des individus quant à l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale, en les reliant à leur situation au regard de l’emploi, à leur situation familiale et à leurs revenus ainsi qu’aux aides dont ils bénéficient de la part des entreprises et des politiques publiques. L’objectif sera de mettre en évidence la nature des contraintes perçues par ces personnes, en précisant notamment les différences entre femmes et hommes.

Les moments critiques et le rôle des aménagements du temps de travail en fonction des contraintes de la vie familiale (Dominique Méda, Claudia Senik, Marie Wierink et Matthieu Bunel, CEE–DELTA-DARES)

Les parents en RTT (un seul parent ou les 2) parviennent-ils à mieux concilier que les autres ? Leurs perceptions des conflits entre vie familiale et vie professionnelle des personnes ayant des jours RTT sont-ils différents ou non de ceux des personnes ne bénéficiant pas de jours RTT ? Peut-on faire une typologie des différentes formes d’aménagements du temps de travail en matière de conciliation ?  Les modalités de prise de jours RTT ont-elles une influence sur cette perception ? Les résultats seront mis en perspectives avec ceux de l’enquête RTT et modes de vie. 

En quoi la carrière professionnelle est-elle un frein aux projets d’enfant et vice-versa (Dominique Méda, Claudia Senik, Marie Wierink et Matthieu Bunel, CEE-DELTA-DARES)

On aimerait reprendre l’exploitation d’une question d’une enquête Chronopost, réalisée avec Gilbert Cette et Nicolas Dromel, où nous avions montré que le projet d’enfant continuait d’être perçu comme un frein à la carrière des femmes pour une large partie des femmes Qu’en est-il dans les représentations (réponse aux questions sur la perception d’un conflit) et dans la réalité (taux de fécondité et lien avec l’activité).

La perception des rôles sociaux (Dominique Méda, Claudia Senik, Marie Wierink et Matthieu Bunel, CEE - DELTA - DARES)

Comment les personnes interrogées se représentent-elles le jugement du supérieur hiérarchique ou des collègues sur ce qui revient aux pères et aux mères en matière de responsabilités parentales ? On explorera les réponses aux questions : si un homme de votre entourage s’absente pour s’occuper de son enfant, est-ce mal vu (resp. si une femme). On analysera aussi les questions finales relatives aux perceptions d’un conflit entre vie familiale et vie professionnelle pour les personnes en emploi, au chômage et ayant travaillé. Quelles sont les représentations des normes en vigueur, de ce qui est bien et mal. A comparer aux résultats des enquêtes eurobaromètre, Credoc et ERFI sur les rôles des pères et des mères. A comparer également avec les temps de travail réel des personnes.

Métiers et familles : contextes et identités (Monique Meron, Mahrez Okba, Jérémie Torterat, DARES, Département « métiers et qualifications) 

L’idée est de trouver, retrouver ou affiner certains clivages entre groupes sociaux à travers les événements familiaux, les comportements éducatifs, les arbitrages d’emploi du temps, et leurs liens avec l’activité, le type de métier, les caractéristiques de l’employeur, de l’entreprise ou de l’établissement, l’environnement de travail. Pour les hommes et les femmes d’un même groupe d’âge ou ayant les mêmes caractéristiques familiales, on recherchera en quoi le métier exercé et son environnement sont corrélés à des choix comportementaux. 

Trajectoires professionnelles,  métiers et comportements familiaux (Monique Meron, Mahrez Okba, Jérémie Torterat, DARES, Département « métiers et qualifications) 

Transitions professionnelles et événements familiaux sont parfois très liés. On recherchera certains exemples de telles corrélations, dans un sens ou dans l’autre. Les changements d’employeur, de statut, de conditions de travail seront mis en relation avec différents événements familiaux. On se servira pour cela des itinéraires de l’enquête. On déclinera ces questions selon le sexe et l’origine sociale pour essayer de voir en quoi l’histoire personnelle prolonge ou supplante les influences d’origine familiale.

Modes de garde adoptés par les parents et politiques des entreprises (Danièle Boyer, Muriel Nicolas, CNAF)

Au-delà de la mise au jour des caractéristiques des entreprises et de leurs politiques de conciliation favorables ou non à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, l’étude s’attachera à montrer comment les responsabilités familiales des hommes et des femmes sont prises en compte par les employeurs en facilitant ou non leur exercice. L’objet principal sera de rechercher les déterminants propres aux caractéristiques socio-professionnelles des couples et des entreprises (aménagement du temps de travail, politique en matière de conciliation) qui peuvent être associées aux différentes solutions de garde adoptées par les parents bi-actifs d’enfants de moins de 3 ans.

Trajectoires professionnelles des conjoints après la naissance d'enfants en France (Ariane Pailhé, Anne Solaz, INED)

Cette recherche analyse les conséquences professionnelles des naissances selon leur rang, pour les femmes, et ce qui est rarement étudié, pour les hommes. Plusieurs types de parcours sont étudiés : retraits de l’activité, diminution du temps de travail, mobilité ascendante, mobilité descendante, ou statu quo. Nous étudions également les ajustements au sein du couple, et les évolutions de ces ajustements au fil des naissances.

Politiques de conciliation vie familiale-vie professionnelle des entreprises en France (Cécile Lefèvre, Ariane Pailhé, Anne Solaz, INED)

Ce projet cherche à décrire les mesures que les employeurs français proposent pour rendre plus souple la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. La conciliation est-elle facilitée plutôt par les prestations offertes, par les offres de garde, par les politiques d’horaires que et/ou par les arrangements informels ? Quels sont les établissements qui permettent de mieux concilier la vie familiale et la vie professionnelle ? Ce projet vise à établir une typologie des établissements en fonction de leurs politiques d’aides aux familles, de leurs politiques d’horaires et de leurs caractéristiques (féminisation, secteur, taille,…)

Contextes professionnels et organisation du temps familial (Sara Brachet, Ariane Pailhé, Anne Solaz, INED)

Ce projet dresse un état de lieu de la conciliation entre la vie familiale et professionnelle en France du point de vue des familles. On s’intéresse ici « au quotidien » de la conciliation entre vie familiale et professionnelle, dans les moments les plus routiniers (la gestion du temps familial le matin, le soir, le mercredi, le samedi) comme lors des périodes de tensions (cas de l’enfant malade, surcharge de travail de l’un des parents). Comment les familles s’organisent-elles pour mener de front travail et vie familiale ? Comment le ressentent-elles ? Qui sont celles qui font appel à une aide extérieure (rémunérée ou familiale) ? Nous examinons à la fois les caractéristiques socio-démographiques de chacun des parents mais aussi leurs contextes professionnels (type d’établissement, d’emploi, de secteur, de politique sociale, d’horaires…).

Carrière de couples (Monique Meron, Ariane Pailhé, Anne Solaz, DARES, INED)

L’objectif de cette recherche est d’étudier s’il existe une spécialisation des carrières au sein des couples, l’un favorisant la carrière de l’autre. Ou bien existe-t-il une reproduction des carrières des conjoints ? Certains couples ont-ils plutôt des emplois stables, d’autres plutôt précaires, toutes choses égales par ailleurs ? En quoi les itinéraires professionnels des conjoints s’influencent-ils ? S’influencent-ils de façon symétrique ?

Impact des ruptures d’union sur l’activité professionnelle en France (Elisabeth Algava, Carole Bonnet, Anne Solaz, INSEE, INED)

L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact des ruptures d’union (principalement divorces et séparations) sur l’activité professionnelle (interruption d’emploi, passage à temps partiel, reprise d’un emploi, période de chômage) des hommes et des femmes en France. En effet, si on recense un certain nombre de travaux sur ces thèmes à l’étranger, les études en France sur le lien entre dissolution du couple et activité professionnelle se sont plutôt intéressées à la causalité inverse, en particulier à l’effet du chômage sur le risque de dissolution des couples. Pourtant, les ruptures d’union, mariées ou non, sont en forte hausse depuis le milieu des années 70. Il semble donc nécessaire d’approfondir les effets d’une rupture familiale sur la trajectoire professionnelle.

Désaccords au sujet des intentions de fécondité entre conjoints : causalités professionnelles et négociations au sein du couple (Arnaud Régnier-Loilier, Laurent Toulemon, INED)

On projette de comparer les intentions de fécondité des deux membres d’un même couple, pour expliquer les accords et désaccords selon les positions respectives des deux conjoints. On mettra d’abord l’accent sur les situations de fait décrites au moment de l’enquête : profession des deux conjoints, organisation des charges parentales au sein du couple. On s’intéressera également aux changements des situations professionnelles des conjoints après l’arrivée des enfants précédents et à leur conséquence sur la manière dont les conjoints envisagent l’articulation entre la sphère familiale et professionnelle.

Emploi féminin, fécondité et mise en couple en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis : une nouvelle donne ? (Olivia Ekert-Jaffé, INED)

Il s’agit de mesurer les interactions entre l’activité professionnelle des femmes et la naissance des enfants. L’impact du travail, de la mise en couple et du niveau d’études sur la naissance du premier enfant de différentes cohortes est analysée à l’aide de modèles de durée. L’endogénéité (ou pas) de l’activité sur la fécondité est testée. Ce travail s’insère dans une étude comparative pour dix pays d’Europe et les Etats Unis.

Après la première union (Eva Beaujouan, INED)

En France, le nombre de ruptures d’union (comprenant décès, séparations et divorces) ne cesse de croître. Quelle nouvelle organisation familiale se met en place après une rupture, particulièrement autour des enfants ? Quelles sont les principales trajectoires conjugales qui se dégagent ? Quelle réponse est apportée à la rupture, selon qu’on est un homme ou une femme, mais également en fonction d’autres facteurs socio-économiques et démographiques ? L’enquête EFE nous apporte, en plus des données descriptives individuelles, de nombreuses données sur les calendriers de couple et la garde physique des enfants, ainsi qu’une description fine des emplois du temps et des modes de garde. Nous décrirons donc les comportements actuels des personnes de moins de 50 ans suite à une rupture, et cernerons les répercussions globales des changements conjugaux sur les trajectoires conjugales.

Conditions d’emploi et situations familiales des actifs dans les secteurs éprouvant des difficultés de recrutement de main-d’œuvre peu qualifiée (Xavier Thierry, INED)

Certains secteurs d’activités connaissent (ou vont connaître) des difficultés de recrutement. Certains souffrent de pénuries de main-d’œuvre qualifiée, tandis que d’autres, nécessitant des niveaux de formation plus modestes, pâtissent d’un déficit d’attractivité (dans l’hôtellerie-restauration, le bâtiment et les services auprès des personnes et des entreprises). Ces difficultés de recrutement sont paradoxales compte tenu de l’existence de gisements de main-d’œuvre peu ou moyennement qualifiée, notamment chez les jeunes ou les femmes immigrées.

Diplômes, vie privée et genre (Michèle Ferrand, Laure Moguérou, INED)

Ce projet ambitionne d’analyser les négociations de couple pour une catégorie bien particulière, celles des individus très diplômés (ingénieurs, grandes écoles, 3ème cycle universitaire), afin de saisir comment se construisent au masculin et au féminin, à la fois les carrières professionnelles et les trajectoires affectives et familiales.

Les aides mises en place par les entreprises pour leurs salariés ayant de jeunes enfants (Denise Bauer Hélène Michaudon, DREES)

Il s’agit d’étudier les caractéristiques des entreprises (taille de l’entreprise secteur d’activité, localisation géographique) mettant en place une aide à la garde des jeunes enfants et les modalités de cette aide : financement de crèches ou de places de crèche destinées aux salariés, aides financières aux frais de garde des enfants, utilisation du crédit d’impôt famille… Le profil des salariés y ayant recours sera également examiné. Les résultats relatifs aux employeurs seront confrontés à ceux provenant de l’exploitation des déclarations spéciales faites par les entreprises utilisatrices du CIF. On s’attachera également à comparer les actions mises en œuvre en France par les employeurs, à celles développées dans d’autres pays.

Le temps partiel selon l’âge et la situation familiale et sa place dans le parcours professionnel des salariées (Valérie Ulrich, DARES, Département Relations Professionnelles et temps de Travail)

L’enquête offre la possibilité de préciser les typologies existantes sur les emplois à temps partiel selon les horaires et les rythmes de travail, en fonction de l’âge et la situation familiale des salariées, en l’éclairant de façon originale par la politique des entreprises en matière d’emplois à temps partiel. Elle permet également d’apporter des connaissances, peu disponibles, sur la place qu’occupe le travail à temps partiel dans l’ensemble de la carrière professionnelle des femmes : est-il une étape temporaire dans l’attente de trouver un emploi à temps complet ou pour s’occuper d’enfants en bas âge ? Ou est-il occupé sur longue période ? Par ailleurs, l’enquête offre l’occasion d’éclairer la question de l’offre latente de travail à temps partiel par l’analyse de ses déterminants tenant aux caractéristiques et conditions de travail de l’emploi occupé, à la perception par les salariés de la faisabilité ou non de cette réduction du temps de travail, à ses conditions, aux charges de famille du salarié et aux charges professionnelles de son conjoint, et de croiser ces résultats avec les informations disponibles sur la politique affichée de l’entreprise en la matière, telle que présentée par le questionnaire employeur.

Prise en compte de l'environnement familial des salariés par les employeurs (Frédérique Cornuau, Univ. Lille 1)

Il s'agira d'analyser, dans un premier temps, la prise en compte de l'environnement familial des salariés par l'employeur en fonction des caractéristiques de l'établissement (taille, secteur d'activité, appartenance à une entreprise mono ou pluri-établissement(s), caractéristiques démographiques du dirigeant, structure par sexe et âge de l'effectif, …). Dans un deuxième temps, et seulement pour les établissements de plus de 20 salariés, nous tenterons de confronter les réponses, les attentes des salariés à celle des employeurs. Ce sera également l'occasion également pour nous de tester si, de manière générale, les salariés connaissent bien ou non l'établissement voire l'entreprise qui les emploie.

Ecarts de salaires entre hommes et femmes et caractéristiques des entreprises (Ariane Pailhé, Dominique Meurs, Sophie Ponthieux, INED - Univ Paris 2 - INSEE)

Les écarts de gains entre hommes et femmes ont connu une remarquable stabilité au cours de la dernière décennie (Meurs, Ponthieux, 2005). Cependant, 20% de ces écarts demeurent inexpliqués, cette part inexpliquée étant attribuée à de la discrimination salariale. Les données de l’enquête Familles et employeurs ont le triple avantage, par rapport aux données traditionnellement utilisées (enquête emploi), de décrire les parcours professionnels (notamment les interruptions de carrière suite aux naissances, les périodes de chômage), d’indiquer le nombre d’enfants effectivement eus par la personne, et d’offrir des informations complètes sur l’établissement employeur. La mobilisation de ces données permettra donc d’affiner ces décompositions d’écart de gain. Plus fondamentalement, une large part des écarts de gain s’explique par la ségrégation professionnelle entre hommes et femmes. Nous étudierons en quoi le taux de féminisation de l’établissement joue sur le niveau des salaires et sur les écarts de salaire entre hommes et femmes.

L’interpénétration quotidienne de la vie familiale et de la vie professionnelle (Michel Bozon, Ined)

A partir des questions du volet Ménages de l’enquête Famille Employeurs sur les sujets de conversation avec les collègues de travail, les sujets de conversation avec le conjoint, les activités liées à la famille effectuées sur le lieu de travail et les activités professionnelles effectuées dans le cadre familial (F77-F84), nous examinerons l’interpénétration du familial et du professionnel dans la vie quotidienne des personnes interrogées. Nous faisons l’hypothèse qu’une forte division de genre s’affirme, en même temps que des différences sociales.

La mobilité géographique des salariés (Elisabeth Rignols, SESSI)

Il s’agira d’étudier la mobilité géographique des salariés, en particulier ceux de l’industrie, et les liens entre cette mobilité, l’environnement professionnel et personnel du salarié et la politique de gestion des ressources humaines de l’entreprise. On analysera les conséquences de cette mobilité sur les conditions de travail et la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle du salarié en fonction du motif de la mobilité, de la situation personnelle et professionnelle du salarié, des politiques de l’établissement liées à une mobilité géographique. On cherchera à caractériser les établissements menant des politiques d’accompagnement ou d’incitation à la mobilité. Les liens potentiels entre des politiques d’aides à la mobilité et des conséquences ressenties comme favorables par le salarié seraient riches en enseignements à tirer en termes de politique du côté des pouvoirs publics et des entreprises et de comportement du côté des salariés.

Santé et mobilité et dans l’enquête Familles et employeurs (Marie-France Cristofari, Céline Mardon, Sandrine Caroly, CEE - CRISTO)

La richesse des thèmes saisies par l’enquête Famille et employeurs nous conduit à explorer ce qui parle de la santé et de ses effets les plus aigus au long du parcours professionnels, des mobilités géographiques et des naissances d’enfants. Sur le travail actuel, qui est l’aboutissement du parcours à la date de l’enquête, les signes de satisfaction ou de mal être seront situés et confrontés aux éléments du contexte familial et du parcours professionnel.

L’incidence de la vie familiale sur la mobilité professionnelle et géographique (Richard Duhautois, Delphine Remillon, CEE - Université de Marne-la-Vallée)

Le but de ce projet est de tenter d’expliquer les liens entre évènements familiaux et mobilité professionnelle et géographique en utilisant le questionnaire famille. La déformation de la structure familiale joue un rôle important dans la décision de mobilité professionnelle. Par exemple, la naissance d’un enfant augmente la probabilité de changer de logement et la séparation des couples entraîne nécessairement un déménagement, ce qui peut entraîner une décision de mobilité professionnelle et/ou géographique. En outre, les évènements familiaux peuvent accélérer le retour dans le département ou la région d’origine pour les individus ou les ménages qui ont trouvé un emploi dans une autre région.  Pour cette étude, nous utiliserons des techniques économétriques simples pour mesurer les effets des variables socio-démographiques sur les mobilités professionnelles.

Les couples à hypogamie féminine (Yvonne Guichard-Claudic, Armelle Testenoire, Danièle Trancart Université de Bretagne occidentale- GRIS, Université de Rouen)

On peut s’interroger sur le potentiel novateur de l’hypogamie féminine, à ce jour peu étudié. On fait ici l’hypothèse que ce cas de figure constitue un observatoire intéressant de la remise en question des modalités les plus communes de la construction des places et des identités masculines et féminines et des nouvelles dynamiques ainsi engendrées. Peut-on inscrire ce type d’union dans une perspective d’égalité entre les sexes, l’égalité n’étant pas ici conçue en termes comptables, mais comme une réversibilité possible de la situation des deux partenaires. La recherche se déroulera en trois temps. La première sera consacrée à une réflexion sur le concept d’hypogamie ainsi que sur les indicateurs susceptibles de l’appréhender. Il conviendra ensuite, à partir de l’enquête « Famille et employeurs » de l’Ined d’analyser les interactions entre les itinéraires féminins et masculins. Enfin nous réaliserons une enquête qualitative par entretiens approfondis et croisés recueillis auprès des deux membres de couples identifiés à partir de l’enquête.

Les femmes ont-elles raison d’aller dans le public et l’associatif ? (Joseph Lanfranchi, Dominique Meurs, Mathieu Narcy; Univ. Paris 2, ERMES)

Les secteurs public et associatif comptent plus de 60% de femmes parmi leurs salariés alors que ces dernières ne représentent que 40% de la main d’œuvre du secteur privé. Pour quelles raisons les femmes optent-elles davantage pour les secteurs public et associatif que pour le secteur privé ? Trois facteurs semblent susceptibles d’expliquer ce choix : une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle ; un attrait pour les objectifs d’intérêt général que remplissent les secteurs public et associatif ; un comportement discriminatoire moins marqué à l’encontre des femmes au sein des secteurs associatif et public qu’au sein du secteur privé. Notre étude cherchera à estimer l’importance respective de ces différentes raisons.

Pratiques de gestion portant sur l'harmonisation travail – hors-travail : une comparaison France - Espagne (David Alis, Anne-Françoise Bender, Marc Dumas, Ariane Ollier-Malaterre, Steven Poelmans, CNAM- Université de Rennes 1- Centro Internacional Trabajo y Familia)

Ce projet propose de comparer l'enquête "Familles & Employeurs" 2005 avec l'enquête "Empresas Familiarmente Responsables" (EFR) 2005, conduite par le Centre International Travail et Famille de Barcelone. Nous avons pour double objectif : D'établir un état des lieux comparatif des pratiques de gestion développées par les employeurs français et espagnols concernant l'harmonisation travail – hors-travail ; nous comparerons l'importance relative de ces pratiques avec les données équivalentes disponibles aux Etats-Unis et au Royaume-Uni . Et de mettre en lumière les principaux facteurs déterminant la réponse organisationnelle au hors-travail en France et en Espagne.

Concilier vie professionnelle et vie familiale à la Poste : les effets de la vie familiale sur le déroulement des carrières des salariés (Séverine Maublanc, centre Maurice Halbwachs –La Poste)

Ce projet, de nature quantitative et qualitative, cherche à analyser en quoi les carrières professionnelles des salariés de la Poste sont infléchies par la vie familiale. Il s’agit plus particulièrement d’étudier les effets – positifs et négatifs - des situations et événements familiaux sur la mobilité professionnelle (hiérarchique, géographique) des agents, des employés comme des cadres. Nous comparerons les carrières des femmes à celles des hommes. A travers cette question, nous analyserons les effets des politiques de conciliation mises en place par l’entreprise sur les stratégies de mobilité des salariés, ainsi que les façons dont les salariés adaptent leur vie familiale aux modes de gestion de l’entreprise. A l’aide de l’enquête, nous pourrons mettre en perspective la politique de conciliation de la Poste avec les politiques d’autres entreprises.

L’histoire professionnelle des parents du point de vue des enfants (Breton Didier, Univ. Strasbourg – France Prioux, Ined)

Il s’agit de proposer des indicateurs visant à synthétiser et décrire l’histoire professionnelle des parents du point de vue des enfants durant leur « enfance », définie comme leurs dix premières années. Les indicateurs obtenus à partir de l’exploitation de EFE seront comparés à ceux obtenus à partir de l’exploitation de l’enquête « Étude de l’histoire familiale » (EHF) de 1999. L’enquête « EFE » ouvre de nouvelles possibilités pour observer les trajectoires professionnelles des parents puisque dans certains cas les trajectoires professionnelles du père et de la mère sont décrites. De plus les situations d’emploi sont plus précisément déclarées. Par exemple les périodes de chômage et de congés parentaux sont explicitement déclarées, ce qui n’est pas le cas dans l’enquête EHF. Nos analyses exploiteront au mieux ces deux dimensions de EFE. Les résultats devraient mettre en évidence la variation du temps passé par les enfants avec leur mère et/ou leur père exerçant une activité ainsi que les effets éventuels de mesures de politique familiale comme l’Allocation parentale d’éducation.

Les formes d’accès à l’âge adulte : analyse d’une typologie de trajectoires (Nicolas Robette, INED)

La jeunesse est souvent représentée comme une phase de transition entre l’enfance et l’âge adulte, qui s’opère dans différentes sphères, l’une familiale et matrimoniale et l’autre scolaire et professionnelle. Cette approche introduit l’idée de seuils de passages. Pratiquement, cela permet une comparaison relativement simple des modalités du passage à l’âge adulte dans le temps ou dans l’espace. L’étude des seuils présente toutefois quelques limites. Elle occulte tout d’abord la réversibilité ou la non-occurrence des évènements. D’autre part, elle appréhende difficilement l’articulation entre les sphères scolaire-professionnelle et familiale-matrimoniale. Enfin, elle produit des résultats agrégés, masquant partiellement l’hétérogénéité des processus individuels de passage à l’âge adulte. Ce travail tente de dépasser ces restrictions en abordant le passage à l’âge adulte sous l’angle des typologies de trajectoires au moyen des techniques d’appariement optimal.